Pour son quatrième combat sous la bannière de l'organisation, Axel Sola (3-1-0 UFC) a signé une prestation éclatante lors de l'UFC Fight Night 287 [UFC Paris]. Opposé à Fares Ziam dans une confrontation 100 % tricolore chez les poids légers, le Niçois a foudroyé son compatriote dès la première reprise. Présent face aux médias après cette deuxième victoire consécutive avant la limite, il n'a pas caché son respect pour son adversaire malgré la brutalité du dénouement :
« J'ai beaucoup de respect pour la personne, pour les valeurs qu'il porte et pour son parcours. Je suis un peu déçu pour lui que ça se termine dans la douleur, mais ce sport est impitoyable. Ça aurait très bien pu m'arriver à moi aussi. Mais ce soir, c'est ma soirée et j'en profite pleinement. »
Techniquement, le combat s'est joué sur un timing parfait lors des premières phases d'observation :
« On était tous les deux en train de poser notre jeu. Farès commençait à varier les niveaux avec ses coups de pied, en bas puis au corps, et je pense qu'il voulait monter à la tête ensuite. J'ai simplement cherché à m'adapter à son rythme en feintant le changement de niveau pour boxer ou tenter l'amenée au sol. Dès la première opportunité, j'ai touché et ça a fait mouche. Un KO, ça ne se force pas, mais je voulais marquer les esprits au premier round et c'est passé. »
Interrogé sur les attaques et les remarques négatives visant Fares Ziam (8-4-0 UFC) sur les réseaux sociaux, Sola a immédiatement tenu à recadrer le débat :
« Je déplore tous les commentaires négatifs sur ses origines. Farès est français, il a grandi en France, il parle français, il a fait ses armes en France et il s'entraîne ici. C'est tout à fait normal d'être fier de ses racines et de son histoire, il n'y a aucun problème avec ça. Ceux qui cherchent juste un prétexte pour déverser leur haine feraient mieux d'enfiler une paire de gants et d'aller dans un club de MMA : ça leur apprendrait l'humilité. On est avant tout des êtres humains, pas des drapeaux. »
Après avoir enchaîné les camps et les restrictions caloriques drastiques à 70 kg, le Français souhaite désormais prendre un temps de pause pour continuer d'évoluer techniquement :
« Depuis le mois d'avril, les coupes de poids chez les poids légers me freinent dans mon entraînement. Pendant ces périodes, je passe mon temps à maintenir mon physique au lieu de le développer. Le temps passé sur le tapis est réduit et c'est très frustrant. J'ai besoin d'une pause pour progresser techniquement et athlétiquement sans être au régime permanent. Revenir d'ici la fin de l'année serait parfait. »
Quant à son futur adversaire et l'éventualité d'intégrer le classement de la division, Sola reste ouvert à toutes les options proposées par les programmateurs :
« C'est le scénario idéal : deux victoires au premier round cette année, une par soumission et une par KO, je ne pouvais pas espérer mieux pour rebondir. Je dirai oui à qui on me propose. Si on me donne un combattant du top 15, ce serait magnifique et ce serait une grande opportunité. Un combat contre Dan Hooker ou Tom Nolan ? S'ils me le proposent, je dirai oui, évidemment. »
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