Le cas Farid Basharat (16-0-0 MMA, 7-0-0 UFC) continue de faire réagir les anciens pensionnaires de l'organisation. Laissé libre cet été après sa victoire face à John Garza à l'UFC 329 malgré un bilan parfait de 16 victoires pour 7 succès dans l'octogone, l'Afghan avait vu Dana White justifier cette décision par des motifs flous hors de la cage. De son côté, Basharat assurait simplement payer son profil de lutteur, jugé trop peu spectaculaire par les dirigeants. 

Une situation qui rappelle directement le parcours de Muhammad Mokaev (17-0-0, 1 NC MMA, 7-0-0 UFC). Écarté lui aussi sans la moindre défaite en 2024 après son combat contre Manel Kape à l'UFC 304, le poids mouche est monté au créneau sur les réseaux sociaux pour pointer du doigt les méthodes de la direction américaine :

« Quand des combattants reçoivent des appels des patrons leur disant : "Si tu continues à lutter comme ça, tu vas te faire virer", vous dictez concrètement aux athlètes leur façon de combattre. À quel moment cela dépasse-t-il les limites ? N'est-ce pas influencer la compétition ? »

Mokaev critique également les sorties médiatiques des dirigeants lorsqu'ils se séparent d'un athlète :

« Si vous voulez vous séparer d'un athlète, très bien. Mais ne venez pas dire publiquement qu'il était "difficile à gérer" ou monter une histoire bidon de toutes pièces qui peut entacher sa réputation et refroidir les autres organisations au moment de le signer. Virez des gars si vous voulez, mais n'essayez pas de démolir leur carrière au passage. »

Depuis son départ de l'UFC, Mokaev a enchaîné quatre victoires, dont trois avant la limite sur le circuit international, conservant ainsi sa place parmi les meilleurs combattants mondiaux à 57 kg.


Source : MMA Fighting