Treize ans après ses débuts dans l'octogone, Andre Fili (25-14-0, 1 NC MMA, 13-13-0, 1NC UFC) aborde chaque nouvelle apparition avec un mélange rare de sérénité et d'appétit intact. Récompensé par l'UFC d'une veste commémorative remise par l'organisation pour récompenser sa longévité irréprochable face aux tests antidopage, le combattant de 36 ans dispute ce samedi un affrontement 100 % hawaïen contre Kai Kamaka lors de l'UFC Fight Night 290 [UFC Vegas 122].
Désormais installé à Las Vegas avec son épouse et son jeune fils, Fili savoure le confort de dormir chez lui durant toute la semaine de combat. Une stabilité personnelle qui s'accompagne d'une préparation physique scientifique au sein de l'UFC Performance Institute :
« Gavin Pratt et Charles Stull au PI font un travail de savants fous avec moi. Tout est guidé par les données. Mon cardio, ma force et ma récupération n'ont jamais été aussi affûtés. À 36 ans, je me sens plus fort, plus rapide et capable de combattre pendant une heure entière. »
Opposé à un profil compact et dur au mal en la personne de Kai Kamaka III (18-8-1 MMA, 2-3-1 UFC), le vétéran californien respecte les qualités adverses mais revendique une supériorité globale dès que la porte de la cage se refermera :
« Kai est un Hawaïen solide, tout comme moi. Il est bon partout, mais je suis meilleur que lui dans chaque secteur et je vais le prouver samedi. Je n'arrive pas avec un plan figé en tête. Si cela doit se terminer par un KO rapide, tant mieux. Si c'est une guerre de trois rounds ou une soumission, parfait aussi. Mon unique but est de performer à mon niveau maximal pour décrocher un bonus. »
Refusant d'envisager la fin de sa carrière alors qu'il espère encore disputer près de vingt combats sur les cinq à six prochaines années, « Touchy Fili » puise son énergie auprès de la jeune génération, à l'image de son coéquipier Payton Talbott, mais surtout dans sa paternité :
« Avoir un fils a totalement changé mon existence. Toute ma vie, j'ai cru que rien n'était plus fort que le combat. La paternité a soigné mes traumatismes d'enfance et m'a rendu infiniment plus mature. Je ne monte plus dans la cage pour satisfaire les attentes extérieures : je le fais pour subvenir aux besoins de ma famille et parce que j'aime profondément cet art martial. »
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