Désormais bien installé à Las Vegas, Kai Kamaka III (18-8-1 MMA, 2-3-1 UFC) aborde la semaine de combat avec les repères d'un habitué. En s'apprêtant à disputer ce samedi sa septième confrontation consécutive dans la capitale du Nevada, le poids plumes américain savoure le privilège de monter dans la cage sans le moindre stress superflu, porté par un quotidien rodé.
Ce confort géographique masque pourtant un chemin de croix pour retrouver l'élite mondiale. Après un premier passage contrasté à l'UFC, des étapes au Bellator et au PFL MMA, puis un détour payant par le circuit Tuff-N-Uff, le combattant hawaïen mesure les sacrifices consentis pour mériter cette seconde chance. Face aux journalistes lors de la journée des médias, il a souligné le rôle moteur de son épouse dans les moments de doute :
« Je suis humain, père de famille et mari. Toutes les interrogations légitimes m'ont traversé l'esprit. Mais ma femme m'a rappelé que je faisais cela depuis toujours. Elle m'a dit : "Si tu ne combats pas, que feras-tu d'autre ? Tu continueras à aller à la salle après le boulot quoi qu'il arrive." Alors j'ai persévéré. Il faut vraiment aimer ce sport pour encaisser autant de hauts et de bas. »
Battu lors de sa précédente sortie par Luke Riley sur un arrêt qu'il aurait préféré voir prolonger, Kamaka a refusé de chercher des excuses, préférant combler ses lacunes techniques à l'entraînement. Face à lui se dresse désormais Andre Fili (25-14-0, 1 NC MMA, 13-13-0, 1NC UFC), figure incontournable des 66 kg présente dans l'organisation depuis plus d'une décennie :
« Andre est un vétéran aguerri, complet, longiligne et très expérimenté. Il a grandi dans cette ligue et je suis ravi de partager l'octogone avec lui. Sur le plan tactique, nous partageons certaines qualités, mais nos approches sont totalement divergentes. Mon style compact et ma volonté d'évoluer à mi-distance peuvent poser de sérieux problèmes à un athlète plus grand, tout comme sa longueur peut me gêner. Je ne dois pas chercher à trop m'adapter : la clé sera d'imposer mon propre rythme. »
Passionné par la routine de la salle au point de déjà s'imaginer plus tard comme un entraîneur chronométrant les séances des plus jeunes, Kamaka voit dans cette confrontation un croisement de trajectoires idéal après la récente signature à l'UFC de son partenaire d'entraînement Sal Everett :
« Fili reste sur des revers, moi aussi. C'est le moment idéal pour nous affronter. Le striking sera à l'honneur, et celui qui saura imposer sa cadence repartira de l'avant. »
Fiche combat et prono
