Depuis plusieurs mois, l'apparition d'Herb Dean sur les écrans géants des soirées de l'UFC s'accompagne systématiquement d'une bronca nourrie du public. Une défiance populaire amplifiée par les critiques virulentes d'Alex Pereira (13-4-0 MMA, 10-3-0 UFC) après leur confrontation pour le titre intérimaire des poids lourds face à Ciryl Gane lors de l'UFC Freedom 250, où le Brésilien estimait que le Français aurait dû être disqualifié pour des frappes derrière la tête.
Invité au micro d'Ariel Helwani, l'ancien champion a reconnu éprouver une certaine gêne face à l'acharnement dont l'arbitre est la cible, sans pour autant renier sa prise de position :
« Je vois tout ce qui se passe et, parfois, je me sens mal pour lui parce que je sais que c'est son travail. Mais quand j'ai parlé, je défendais simplement notre sécurité. C'est lui qui est censé protéger les combattants et éviter qu'un drame n'arrive. Je devais dire ce que je pensais. Malgré tout, oui, j'ai parfois de la peine pour lui. »
Cette empathie trouve toutefois une limite très claire : Pereira ne veut plus jamais voir Dean diriger l'un de ses combats :
« Je ne sais pas exactement comment les décisions sont prises les soirs de combat, mais si j'ai mon mot à dire, je ne veux absolument plus qu'il arbitre mes combats à l'avenir. »
Attendu le 12 décembre face à Sergei Pavlovich lors du co-main event de l'UFC 335 à Las Vegas, « Poatan » n'a pas caché non plus sa frustration envers les matchmakers, qui lui avaient d'abord laissé miroiter une revanche contre Ciryl Gane ou un combat face à Josh Hokit :
« Ils appliquent ce qui est écrit dans le contrat. J'avais dit que j'affronterais n'importe qui. Ce qui m'a dérangé, c'est qu'ils m'avaient parlé d'une possibilité de revanche contre Gane pour la ceinture, ou de Josh Hokit. Rien de tout cela ne s'est fait, mais ils font bien ce qu'ils veulent. »
Source : MMA Junkie