Confronté à la période la plus délicate de sa riche carrière après quatre revers consécutifs, Israel Adesanya (24-6-0 MMA, 13-6-0 UFC) sait que le temps joue contre lui. À 37 ans et avec plus de seize années passées sur les rings et dans les cages, l'ancien double champion des poids moyens de l'UFC prépare déjà sa sortie avec une ligne de conduite claire : quitter les sports de combat selon ses propres termes et ne jamais céder à la tentation du retour de trop.
Sur sa chaîne YouTube, « The Last Stylebender » a insisté sur son refus d'imiter les anciennes gloires incapables de tourner la page :
« Après tout ça, je sais que tous les deux ou trois mois, j'aurai envie ou besoin de faire quelque chose. Peut-être un truc risqué comme participer à un lâcher de taureaux, ou m'inscrire aux World Series of Poker. J'aime l'adrénaline, et je sais à quel point les gens ont du mal à abandonner cette vie. J'ai vu comment ça se passe dans ce milieu : les honneurs, les projecteurs... Une fois que c'est fini, certains sortent de leur retraite parce qu'ils ne savent plus quoi faire de leur vie. Je refuse catégoriquement d'être ce genre de gars. Une fois que j'en aurai terminé, ce sera terminé pour de bon. »
Pendant ses années de règne au sommet de la division, Adesanya a souvent dû sacrifier des opportunités extérieures au MMA pour répondre aux exigences des défenses de titre. Désormais, le Nigérian d'origine entend lever le pied en ne combattant pas plus de deux fois par an pour explorer de nouveaux horizons, notamment le cinéma où des rôles lui sont proposés.
Dans cette transition mentale vers l'après-carrière, Adesanya s'appuie particulièrement sur les échanges réguliers avec la légende Georges St. Pierre :
« Parler avec Georges, c'est précieux. C'est un peu ma bonne fée, il apparaît toujours aux endroits les plus inattendus. Il partage des pépites et vous aide à comprendre où vous en êtes, parce que très peu d'athlètes ont vécu ce que nous avons traversé. Georges a bouclé le jeu au plus haut niveau et a réussi sa retraite. Quand il me parle, j'écoute attentivement, ses mots ont du poids. Ces échanges, combinés à mes propres réflexions, me rassurent sur le fait que tout ira bien après le combat. Je n'ai pas besoin d'être ce gars qui dépend éternellement de la cage. »
Source : MMA Fighting