La nouvelle est tombée via les réseaux sociaux, là où Merab Dvalishvili aime documenter son quotidien de spartiate. Le visage tuméfié, les narines obstruées par des mèches de coton, l'ancien roi des poids coqs a exposé sans artifice les conséquences d'un sparring qui a mal tourné. Un coup de genou reçu en pleine face a brisé une structure nasale déjà fragilisée par une décennie de joutes dans l'octogone.
Les examens radiologiques ont rapidement confirmé le diagnostic des médecins : le nez est fracturé en deux endroits distincts. Le dilemme imposé par les chirurgiens est cornélien. Soit le combattant accepte une restructuration qui nécessite de briser à nouveau les anciennes soudures osseuses, entraînant une absence de douze mois, soit il poursuit sa route avec un handicap respiratoire et esthétique majeur.
Cette résilience frise parfois l'obstination chez le natif de Vani. Refusant catégoriquement de sacrifier une année de compétition alors qu'il sort d'une défaite contre Petr Yan lors de l'UFC 323, il préfère différer l'intervention à la fin de sa carrière. Un choix risqué qui témoigne de sa soif de reconquête, malgré une cloison nasale désormais déviée de manière spectaculaire.
Le calendrier de Merab Dvalishvili ne subira donc aucun ajustement immédiat. Le bras de fer prévu contre Henry Cejudo lors d'un tournoi de lutte le 18 avril reste sa priorité absolue. Ce tempérament dur au mal, s'il force le respect de ses pairs, souligne aussi la brutalité d'un sport où l'intégrité physique est souvent reléguée au second plan derrière les impératifs de performance.