UFC Freedom 250 (Washington)


Josh Hokit a marqué les esprits lors de la journée média officielle organisée à la Maison Blanche avant son combat prévu pour l'UFC Freedom 250. Le poids lourd a débuté son intervention par une tentative de stand-up inspirée de l'émission Kill Tony. Adoptant un accent marqué pour incarner son personnage nommé Down Vato, il a enchaîné plusieurs blagues axées sur les personnes de forte corpulence, qu'il a qualifiées de tortas. Devant le silence complet de la salle, Josh Hokit a reconnu sa situation difficile, déclarant qu'il subissait un bide total face à un public qu'il a jugé particulièrement froid pour cet événement.

Après ce préambule, Josh Hokit a repris son rôle de combattant pour analyser son opposition face à Derrick Lewis. Un journaliste l'a interrogé sur sa capacité à reproduire le schéma de son précédent affrontement contre Curtis Blades, qualifié par les fans de guerre intense. Josh Hokit a immédiatement précisé qu'il allait faire des ajustements tactiques évidents. Il a expliqué qu'il ne pouvait pas se permettre de recevoir les mêmes frappes de la part de Derrick Lewis, ajoutant qu'il n'était pas stupide au point de commettre cette erreur. Selon ses analyses, Curtis Blades possède un bagage technique plus complet et s'avère plus compétent que Derrick Lewis. Pour ironiser sur le sujet, Josh Hokit s'est fendu d'un jeu de mots en expliquant, au second degré, qu'il ferait enlever son adversaire par des mimes pour lui infliger des supplices « indicibles », s'amusant du fait que des mimes ne peuvent par définition pas parler. Interrogé sur ses ambitions à long terme, Josh Hokit a également affirmé avec certitude qu'il détiendrait la ceinture de champion des poids lourds de l'UFC d'ici l'année prochaine.

La discussion s'est ensuite orientée vers la gestion de son image publique et les critiques qui entourent ses personnages, notamment Down Vato ou l'Incroyable Hulk. Interrogé sur la légitimité de cette mise en scène, Josh Hokit a réfuté les accusations de faux-semblants. Il a demandé aux fans de questionner ses anciennes victimes pour savoir si ses performances étaient factices. Il a énuméré ses succès en expliquant qu'il avait mâché et recraché Uriel comme un vieux bol de céréales, prouvé à Gimenis la dureté du ciment, dominé Denzel et envoyé des bombes sur Curtis Blaydes. Il a conclu cette énumération en affirmant qu'il laisserait Derrick Lewis sans réponse le 14 juin prochain pour démontrer sa réelle valeur.

Josh Hokit a expliqué que ces différentes facettes de sa personnalité provenaient de ses jeunes années. Originaire d'une région habitée par ce type de profils, il s'amusait déjà à modifier sa voix à l'époque où il jouait au football américain à l'université de Fresno State. Il a révélé que les joueurs de sa position, les running backs, formaient un groupe baptisé les Vatos Locos et qu'ils aimaient provoquer les linebackers et les tight ends dans les vestiaires. Il a ajouté que la ville d'Albuquerque partageait exactement cette même culture de nos jours.

Concernant sa stratégie de communication, Josh Hokit refuse la neutralité. Il souhaite que les amateurs de MMA éprouvent des sentiments tranchés à son égard, qu'il s'agisse d'amour ou de haine, afin de leur faire vivre une expérience totale. Il estime que vouloir être aimé à tout prix relève de la simple nature humaine, un piège dans lequel il refuse de tomber. Pour étayer sa vision du rôle de méchant, Josh Hokit a évoqué une discussion concernant la préparation avec Chael Sonnen. Il a validé la règle selon laquelle un véritable antagoniste ne présente jamais d'excuses. Selon lui, saluer ou enlacer un adversaire après une victoire reste une attitude hypocrite. C'est la raison pour laquelle il n'a pas manifesté de signes de fraternisation avec Curtis Blades à la fin de leur affrontement. Concernant sa relation avec le public, il a toutefois précisé qu'il restait courtois avec ses supporters lors des rencontres impromptues, à condition que ces derniers ne tentent pas de lui faire signer des piles entières de gants pour la revente.

Interrogé sur le champion Alex Pereira, qui refuse systématiquement de répondre à ses provocations verbales, Josh Hokit s'est montré confiant sur la suite des événements. Il considère leur future confrontation comme inévitable. Il a utilisé une rime pour affirmer qu'il détruirait Alex Pereira, qualifiant le champion de gazelle fragile face au lion qu'il prétend être, avant d'ajouter une référence humoristique au dessin animé SpongeBob.

Enfin, la conférence de presse a basculé sur un terrain plus glissant lorsque Josh Hokit a évoqué ses provocations à venir concernant Ilia Topuria lors des conférences de presse, expliquant qu'il avait pris la défense de Justin Gaethje et de Sean O'Malley sur les réseaux sociaux. Un journaliste lui a ensuite demandé ce que le public préférerait voir durant la soirée entre un geste de Derrick Lewis ou une intervention de sa part au micro. Josh Hokit a alors répondu qu'il pourrait enlever son short, s'emparer du micro et lancer sa coquille de protection sur Donald Trump. Conscient de la portée de ses mots, le combattant a immédiatement demandé aux médias de couper cette phrase au montage, expliquant maladroitement qu'il s'agissait d'une attention positive afin que le président puisse exposer cet équipement sportif au sein du Bureau Ovale.

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Fiche combat et prono

Derrick Lewis vs. Josh Hokit

UFC FREEDOM 250 - Derrick Lewis vs Josh Hokit