UFC Freedom 250 (Washington)


Aiemann Zahabi a accordé une interview détaillée aux médias en prévision de son combat contre Sean O'Malley, prévu ce dimanche en extérieur à la Maison-Blanche dans le cadre de l'UFC Freedom 250. Le combattant de trente-six ans exprime sa satisfaction de se retrouver sous les projecteurs, expliquant que son moi de seize ans savait qu'il atteindrait ce niveau. Il accepte volontiers ses obligations médiatiques, y voyant l'occasion idéale de faire connaître son nom. Ayant remporté ses sept derniers combats de manière discrète, il se compare au personnage de Clubber Lang, s'entraînant dans l'ombre avant de débarquer soudainement à Washington D.C., où les gens se demandent qui il est.

Le Canadien note une différence majeure entre le public de son opposant actuel et celui de son ancien adversaire, Jose Aldo. Durant la préparation face au Brésilien, l'ambiance était oppressante. Sa propre mère l'avait appelé pour lui dire qu'elle aimait José Aldo et qu'elle le suivait depuis vingt ans, tandis que des supporters à Montréal lui demandaient carrément de ne pas lui faire trop de mal. Plus grave encore, Aiemann Zahabi révèle avoir reçu de nombreuses menaces de mort à cette époque, certains fans radicaux refusant de le voir monter dans l'octogone. La situation actuelle s'avère bien plus paisible. Les supporters de Sean O'Malley se montrent respectueux et ne lui envoient aucune menace, ce qu'il apprécie, affirmant que les moqueries de bonne guerre ne lui posent aucun problème.

Sur le plan purement technique, Aiemann Zahabi analyse la boxe de son rival. Selon lui, Sean O'Malley ne possède pas la puissance de KO sur un coup que détiennent José Aldo ou Marlon Vera. Sa dangerosité provient plutôt de son timing, de sa capacité à contrer lorsque son vis-à-vis commet une erreur, et de son excellent jeu de jambes, sa qualité principale. Néanmoins, Aiemann Zahabi est convaincu d'être un meilleur striker. Il qualifie son propre style d'atypique, de bizarre et de difficile à reproduire pour des partenaires d'entraînement. De plus, il se considère comme un bien meilleur lutteur et un bien meilleur grappleur, ayant obtenu sa ceinture noire de jiu-jitsu brésilien en 2017. Pour imposer sa pression sans s'exposer, il compte s'inspirer de la méthodologie de Merab Dvalishvili, qui avait réussi ses projections alors que le monde entier connaissait ses intentions. Aiemann Zahabi annonce qu'il s'adaptera round après round, citant Floyd Mayweather pour rappeler que les grands champions savent s'ajuster à tout.

Concernant la gestion du climat de Washington D.C., le pensionnaire du Tristar Gym affirme que l'humidité ne sera pas un facteur bloquant. Il s'entraîne dans cette salle de Montréal depuis l'âge de treize ans, soit un peu plus de vingt ans, et précise que les locaux n'ont été équipés de la climatisation que cette année pour la toute première fois. Habitué aux étés étouffants de Montréal, il a tout de même choisi d'arriver sur place très tôt, le 31 mai, afin de s'entraîner dehors chaque soir et de s'acclimater à l'air de la capitale. Son statut d'outsider pour ce combat le laisse totalement indifférent. Il rappelle qu'il occupait cette position lors de six de ses sept dernières apparitions et qu'il a toujours fini par s'imposer. Pour lui, les cotes de paris relèvent uniquement d'un concours de popularité sur les réseaux sociaux.

L'interview s'est conclue sur plusieurs anecdotes. Interrogé sur le défi lancé par Sean O'Malley, qui proposait que le perdant se tatoue le drapeau du pays vainqueur, Aiemann Zahabi a opposé un refus net. Il a rappelé que cette pratique est interdite et haram dans la religion islamique, empêchant notamment d'être enterré dans les carrés confessionnels musulmans. Il est aussi revenu sur sa relation avec son frère et entraîneur, Firas Zahabi. Ce dernier se montre extrêmement exigeant envers lui, soulignant minutieusement le moindre direct ou crochet encaissé à l'entraînement afin de ne laisser aucune place à l'erreur. Pour ce combat, Aiemann Zahabi pourra également compter sur la présence de la légende Georges St-Pierre, qui arrivera le vendredi pour intégrer son coin. S'il refuse pour l'instant de désigner ce combat comme le plus grand moment de sa vie, préférant sa victoire passée contre José Aldo au poids plume, il admet qu'un KO ce dimanche face à une telle vedette validerait ses sacrifices et le propulserait directement vers un combat pour le titre face au champion de la division.

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Fiche combat et prono

Sean O'Malley vs. Aiemann Zahabi

UFC FREEDOM 250 - Sean O'Malley vs Aiemann Zahabi