Justin Gaethje a toujours su que la folie inhérente aux arts martiaux mixtes lui laisserait une ultime opportunité d'atteindre le seul objectif qui lui manquait. L'Américain a concrétisé ce rêve en créant une immense surprise le mois dernier lors du main event de l'UFC Freedom 250 à la Maison-Blanche, en détrônant le champion Ilia Topuria.

Le parcours de "The Highlight" pour en arriver là a pourtant été semé d'embûches. Double détenteur de la ceinture intérimaire par le passé, il avait échoué à deux reprises pour le titre incontesté face à Khabib Nurmagomedov et Charles Oliveira, avant de subir un KO mémorable contre Max Holloway lors de l'UFC 300. Interrogé par son entraîneur Trevor Wittman dans le podcast What Hones You, Gaethje a reconnu avec franchise avoir traversé des zones de turbulences psychologiques.

« Ce ne serait pas réaliste de dire que je n'ai jamais pensé que c'était fini », a avoué Justin Gaethje. « Après ces deux combats pour le titre, puis la défaite contre Max Holloway, c'est devenu vraiment difficile. Avant d'affronter Max, j'étais sur une bonne série, j'avais mis Dustin Poirier KO et je prévoyais de combattre pour la ceinture. C'est à ce moment-là que Topuria est monté chez les poids légers et que ce combat s'est organisé. Je me suis dit que ça venait complètement perturber mes plans. »

Après le revers contre Holloway, Gaethje a entamé sa reconstruction en s'imposant d'abord face à Rafael Fiziev, avant de délivrer une prestation magistrale en janvier dernier pour battre Paddy Pimblett en main event de l'UFC 324. Un succès qui lui avait permis de décrocher une nouvelle fois une ceinture intérimaire.

Pour Justin Gaethje, se retrouver à nouveau face au sommet de la division n'était qu'une question de temps et de persévérance, fort d'une confiance inébranlable en ses capacités physiques.

« Je n'ai jamais vraiment perdu espoir », a expliqué le nouveau champion des poids légers. « Je savais que je performais mieux qu'avant et que mon corps se portait toujours aussi bien. Je savais que ce sport était imprévisible et qu'il me suffisait d'enchaîner les victoires. C'était ça, mon état d'esprit. »