Pour Jiri Prochazka, la débâcle de l'UFC 327 reste une pilule amère, mais le Tchèque refuse de se murer dans le silence ou l'amertume. Mis KO dès la première reprise par Carlos Ulberg lors de leur combat pour le titre vacant des poids mi-lourds, l'ancien champion tente aujourd'hui de dissiper le brouillard médiatique qui a suivi sa chute en Floride.

L'origine du litige est simple : Jiri Prochazka affirme avoir levé le pied par pure pitié en voyant Carlos Ulberg se blesser au genou pendant le combat. Cette version a rendu furieux le nouveau champion, qui accuse le Tchèque de s'inventer une noblesse d'âme pour masquer sa défaite. Lundi, chez Ariel Helwani, l'ancien monarque a répliqué sèchement en traitant son rival de “strip-teaseur”, refusant d'accorder le moindre crédit aux propos d'un homme qu'il ne respecte visiblement pas.

“Je ne veux pas écouter les sornettes d'un strip-teaseur”, a lâché Prochazka, faisant référence au passé de son rival. Cette sortie cinglante vise à clore un chapitre où les mots ont pris le pas sur les actes. Le combattant de 33 ans assure que sa lecture du combat n'était pas un calcul de communication, mais le reflet d'une éthique personnelle où seule la difficulté valide la victoire.

Assumer la défaite pour mieux reconstruire, tel est l'impératif du Samouraï. Carlos Ulberg possède désormais l'or, un fait que Jiri Prochazka ne conteste pas, saluant même la précision du coup qui l'a envoyé au tapis. L'objectif est désormais de retrouver cette fluidité qui faisait de lui l'homme le plus imprévisible de l'octogone, loin des querelles de réseaux sociaux qui polluent son retour à la compétition.

Le regard du Tchèque se porte déjà vers l'horizon de l'automne. Une période de repos familial de deux mois précédera un camp d'entraînement intensif pour une échéance fixée en octobre. Dans sa ligne de mire, deux profils radicalement différents mais tout aussi périlleux se dégagent pour orchestrer ce retour.

Paulo Costa, dont les débuts fracassants chez les poids mi-lourds face à Azamat Murzakanov ont marqué les esprits, représente une option séduisante pour une guerre de strikers. Parallèlement, l'ombre de Magomed Ankalaev plane toujours sur le sommet du classement. Si le Daghestanais semble lorgner une confrontation à Bakou contre Khalil Rountree Jr, rien n'est encore gravé dans le marbre par les matchmakers de l'organisation. Pour Jiri Prochazka, l'identité de l'opposant importe finalement peu, tant que le chemin mène de nouveau vers la rédemption.


Source : Bloody Elbow