Le choc titanesque entre Francis Ngannou et Jon Jones n’a jamais dépassé le stade du fantasme promotionnel. Si les fans y ont cru, la réalité des coulisses était bien plus cynique. « Me décevoir ? Non. Ce n'a jamais vraiment été sur la table », a tranché le Camerounais, mettant fin aux spéculations sur ce rendez-vous manqué.
L'ancien monarque de la catégorie reine analyse avec une lucidité glaciale les méthodes de ses anciens patrons. Pour lui, le nom de la légende des poids mi-lourds n'a été agité que pour servir de monnaie d'échange psychologique. « La seule fois où cela semblait être une possibilité, c’était quand on l'utilisait comme un appât », explique-t-il, explique-t-il, dénonçant une manœuvre visant à le contraindre à accepter des conditions restrictives.
Francis Ngannou n'a pourtant aucun grief personnel contre le concept de contrat, se définissant avant tout comme un homme d'affaires rigoureux. Son départ vers le PFL, puis vers la boxe anglaise. Une question de respect, pas juste une course au pognon. Le Camerounais exige de la loyauté : « Si on remplit tous les deux notre part du marché, pourquoi arrêter ? Sortez-moi un contrat juste et je signe tout de suite. »
L'horizon sportif du « Predator » passe désormais par une opposition contre Philipe Lins le 16 mai prochain, mais l'ombre de Jon Jones plane toujours. Ce combat reste l'unique pièce manquante à son immense puzzle de compétiteur. S'il ne considère pas cette victoire comme indispensable pour définir sa carrière, Francis Ngannou confesse une envie finale : « Si je devais en choisir un avant de rentrer à la maison, ce serait Jon Jones. »
Source : MMA Fighting