Francis Ngannou n’a rien perdu de sa superbe ni de son sens du timing. À peine sa séance de préparation physique achevée au Dragon’s Lair Gym, le Predator s'est confié au micro de Helen Yee Sports pour passer au crible l’actualité du MMA avec cette assurance tranquille qui le caractérise. À l’aube de son retour prévu le 16 mai pour une soirée historique sur Netflix, le colosse camerounais semble plus affûté que jamais, tant physiquement que dans ses analyses.

Le choc pour le titre intérimaire des poids lourds entre Alex Pereira et Ciryl Gane cristallise toutes les attentions, et Francis Ngannou ne fait pas exception. Selon lui, la transition du Brésilien vers la catégorie reine se heurtera à une réalité stylistique complexe. “Poatan” devra composer avec un adversaire dont la fluidité dépasse tout ce qu’il a connu chez les poids mi-lourds. Pour l’ancien champion, l’avantage penche nettement vers le Français, dont la mobilité pourrait transformer ce combat en une impasse tactique pour le Brésilien.

Son quotidien à Las Vegas reste marqué par le sceau de l'excellence à l'Extreme Couture. Francis Ngannou y côtoie régulièrement Sean Strickland, un personnage dont il loue la solidité et la ténacité. S’ils n’ont partagé que peu de rounds lors de ce camp spécifique, le respect mutuel entre les deux hommes est palpable. Le Predator voit en l'Américain un partenaire de travail robuste, capable d'encaisser les tempêtes pour s'imposer au plus haut niveau.

L'année 2026 s'annonce comme celle de la rédemption pour le champion. Après une saison 2025 passée loin de la cage, il exprime un besoin viscéral de retrouver l'activité. Son objectif est limpide : briller lors de sa prochaine sortie avant d'enchaîner une seconde apparition avant la fin de l'année. Que ce soit en MMA ou en boxe anglaise, le combattant veut avant tout “donner aux fans ce qu'ils méritent”.

Les rumeurs de combats face à Tom Aspinall ou Deontay Wilder ne semblent pourtant pas l'émouvoir plus que de raison. Fidèle à son pragmatisme, Francis Ngannou refuse de s'attarder sur des projets dont la faisabilité dépend de la liberté contractuelle de ses rivaux. Pour l'heure, seul le 16 mai compte. Le Predator est de retour, et il prévient déjà son public : il ne faudra pas cligner des yeux.


Source : Helen Yee Sports