La trajectoire de Khamzat Chimaev ressemble à une chevauchée fantastique qui aurait trouvé son rythme de croisière dans les hautes sphères de la finance. En 2020, il électrisait les foules en enchaînant deux victoires en dix jours, une prouesse qui laissait présager un combattant ultra-actif. Pourtant, la réalité est aujourd'hui différente : le patron des poids moyens ne s'est produit qu'à une seule reprise chaque année lors des trois dernières saisons.
Cette parcimonie, souvent critiquée par les observateurs, ne semble pas perturber le moins du monde l'intéressé. Devant les micros de Beyond The Win, le prodige de l'octogone a envoyé paître ses détracteurs avec franchise. Pour lui, la réussite ne se mesure plus au nombre de rounds disputés sous les projecteurs, mais à la solidité d'un compte en banque alimenté par des contrats de sponsoring majeurs.
L'époque où Khamzat Chimaev logeait sommairement au All Stars Gym de Stockholm appartient définitivement au passé. Sa domination totale sur Dricus Du Plessis lors de l'UFC 319 a agi comme un accélérateur de particules pour ses affaires personnelles. Aujourd'hui, son nom est devenu une marque qui se monnaye bien au-delà de la grille tarifaire imposée par l'organisation.
Le rendez-vous fixé au 9 mai prochain pour l'UFC 328 face à Sean Strickland marquera un tournant crucial. Dans l'enceinte de Newark, le détenteur de la ceinture jouera gros. S'il l'emporte, Une victoire légitimerait enfin sa gestion de carrière au compte-gouttes. À l'inverse, un échec donnerait raison à ceux qui estiment impossible de conserver son rang sans une présence régulière dans la cage. L'heure de vérité approche pour celui qui prétend valoir des millions.