La décision a surpris les observateurs qui voyaient déjà Johnny Eblen franchir les portes de l'UFC pour se confronter à l'élite mondiale. Pourtant, le natif de l'Iowa a préféré la sécurité d'un foyer qu'il connaît bien, là où la grille tarifaire répondait enfin à ses exigences de champion. Ce choix n'est pas seulement pécuniaire, il est empreint d'une volonté de laver l'affront subi en juillet dernier. Perdre son invincibilité sur un coup de poker de Costello van Steenis a laissé des traces indélébiles sur l'ego du lutteur d'élite.
Dans l'octogone, Johnny Eblen avait pourtant récité son MMA pendant vingt-quatre minutes avant de s'effondrer physiquement. Ce revers, concédé par étranglement arrière dans les derniers soupirs du cinquième round, a servi de leçon tactique. L'intéressé reconnaît volontiers avoir péché par excès d'engagement, cherchant à broyer son opposant sans gérer son réservoir d'énergie. En signant ce nouveau bail avec le PFL, il s'offre l'opportunité de clore ce chapitre et de récupérer une couronne qu'il estime lui appartenir de droit.
Le défi qui se dresse devant lui à Pittsburgh n'a rien d'une formalité. Bryan Battle possède l'expérience des grands rendez-vous et compte bien jouer les trouble-fêtes dans les plans de la ligue. Pour Johnny Eblen, l'enjeu dépasse la simple victoire : il s'agit d'envoyer un message clair aux matchmakers. Une performance dominante validerait son statut de prétendant naturel au titre des poids moyens et préparerait le terrain pour un second opus face à son bourreau, un scénario que les passionnés appellent déjà de leurs vœux.