Ian Machado Garry n'a pas mâché ses mots sur ses réseaux sociaux en s'en prenant directement à la crédibilité du champion en titre. Selon lui, les justifications médicales avancées par l'organisation ne serviraient qu'à masquer une volonté délibérée de ne pas mettre sa ceinture en jeu contre les adversaires les plus dangereux du moment.

Islam Makhachev avait pourtant frappé un grand coup en novembre dernier lors de l'UFC 322. Sa performance magistrale contre Jack Della Maddalena semblait ouvrir la voie à un retour à la compétition rapidement, mais une blessure à la main annoncée par Dana White est venue freiner cet élan. Ce contretemps profite aux desseins d'Ali Abdelaziz, le manager du champion, qui s'efforce de placer Kamaru Usman en pole position pour décrocher la prochaine chance mondiale. Cette orientation déplaît fortement au camp irlandais, qui y voit une manœuvre politique pour écarter un prétendant en pleine ascension.

Le natif de Dublin, qui affiche désormais un bilan de dix victoires pour une seule défaite au sein de l'organisation, refuse de se laisser mettre sur la touche. Sa résilience a été prouvée récemment par ses performances notables contre Carlos Prates et l'ancien double champion Belal Muhammad lors de l'UFC on ESPN+ 123 [UFC Qatar, UFC Doha ou UFC Fight Night 265]. Fort de cette dynamique, il estime que la peur a changé de camp. Dans une interview accordée à ses abonnés, il a pointé du doigt une tendance qu'il juge récurrente chez ceux qui atteignent le sommet. Selon ses termes, une fois la ceinture acquise, certains athlètes chercheraient avant tout à protéger leur statut par l'inaction plutôt que par la confrontation.

La tension entre les deux camps ne fait que croître alors que le calendrier de l'année 2026 se précise. Si Islam Makhachev reste pour l'instant silencieux face à ces attaques, la pression médiatique imposée par Ian Machado Garry pourrait forcer l'UFC à clarifier la situation des prétendants dès le retour de blessure du roi des poids mi-moyens.


Source : MMA Junkie